Film : La French – Dujardin x Lellouche

La French

« Marseille : capitale mondiale de l’héroïne. »

La French Connection (filière française) est née à Marseille ; selon certains écrits, il faut remonter à 1898 avec l’import d’opium en provenance du Vietnam, et selon d’autres son origine remonte aux années 50 avec la collaboration du milieu corse et de la mafia sicilienne et napolitaine. Quoiqu’il en soit il s’agit d’une filière de drogues où le blanchiment d’argent passait par des boites de nuit (dont le Krypton, la plus grande boite de France à l’époque), le racket d’établissements marseillais (casinos, restaurants etc.) et un gros marché juteux : les États-Unis et plus particulièrement New York où l’héroïne venue de Marseille y était vendue. Pendant 25 ans sans interruption, sans que la pègre ne soit inquiétée par la police, ces trafics ont eu lieu jusqu’à l’arrestation en 1963 d’un présentateur TV Français venu à NYC comme passeur. Beaucoup, vraiment beaucoup d’argent a été ramassé pendant ces années.

Synopsis
Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat, venu de Metz avec femme et enfants, vient d’être nommé juge du grand banditisme. Il s’est juré de s’attaquer à la French Connection et de faire tomber coûte que coûte le parrain de la côte, Gaétan Zampa.

Jean Dujardin est Pierre Michel. Gilles Lellouche est « Tany » Zampa. Et ces deux là vont s’affronter par images interposées – je n’ai compté que deux scènes où ils sont filmés sur un même plan. Ce duo Dujardin – Lellouche fonctionne bien.

Le film réalisé par Cédric Jimenez est un peu long mais il montre bien le Marseille des années 70/80, les événements politiques qui y sont liés, la pègre, le commerce international, les ravages de la drogue dure qu’est l’héroïne (à la mode dans les années 70), la mafia, les ripoux, les trahisons et j’en passe. Ça ne donnait pas envie d’y être. Pourtant je trouve qu’il y a des similitudes avec le Marseille d’aujourd’hui où les règlements de compte sont toujours d’actualité et médiatisés. Mais il ne s’agit surement pas là de la même mafia. Petit clin d’œil aux expressions bien marseillaises dites « ave l’assent du midi » : « il est sérieux là ? », « ça va », « je vais le fumer », « je vais me l’empéguer », « il est de longue à me demander », « c’est une radasse », etc.


Et sinon, voici mes 2 adresses gourmandes à Marseille :

– Le Café des Épices : 4 rue du Lacydon, 13002 Marseille, à côté du Vieux Port (quartier du Panier)

– Le Fantastique : 76 Boulevard Baille, 13006 Marseille


Bande annonce de La French // Distributeur : Gaumont

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