Film : Listen Up Philip

LISTEN UP PHILIP

© Potemkine Films

Ô joie !

Définition Wikipédia du mot Écrivain : personne qui rédige des ouvrages littéraires ou scientifiques, ou encore qui est habile dans l’art d’écrire.

Définition selon Alex Ross Perry : personne qui écrit des livres, bons ou mauvais. Un écrivain est souvent associé à ce qui suit : égocentrique, égoïste, sexiste, arrogant, imbus de lui-même, qui se pose beaucoup de questions sans jamais vraiment remettre les choses en question, n’a peur de rien, agit dans l’urgence et regrette ensuite ses actes, se montre indestructible mais finalement s’avère être faible, n’a pas beaucoup d’amis, se met des barrières sans arrêt, solitaire et qui veut le rester, misanthrope et extrêmement cynique et suicidaire tout au long de sa carrière.

Voilà comment j’ai perçu le film qui je dois dire m’a beaucoup fait rire, malgré les gifles qui se perdaient.

« When a door closes, a window gets wide open » – Philip Lewis Friedman

Comment vivre avec un écrivain ? comment aimer, même, un écrivain ? Car le film se met à la place de l’écrivain et mais aussi à la place de celle ou celui en face de lui. Je compatis avec les compagnes et compagnons des écrivains célèbres car bien que quelques passages soient clichés, je ne doute pas du réalisme d’Alex Ross Perry à filmer (caméra à l’épaule et présence d’une voix off dans la tête des personnages principaux) la vie New Yorkaise et Upstate NYC de Philip (Jason Schwartzman), Ashley (Elisabeth Moss) et Ike (Jonathan Pryce).

Jason Schwartzman est pour moi l’acteur type des « indie movies », physiquement le cousin de Sofia Coppola ne change pas depuis ses débuts, même coiffure, mêmes postures, c’est hallucinant. Si on ne le regarde pas, on croirait entendre Steve Carell et si on le regarde, il pourrait être le frère spirituel de Ben Stiller (avec qui il a déjà joué). Dans le film, le rôle que Jonathan Pryce interprète est celui de Jason Schwartzman 30 ans après. Et on assiste à des dialogues à la fois sérieux et drôles mais aussi contradictoires. Si le monde dans lequel gravitent les intellectuels leur est propre dans le film, se pourrait-il qu’il s’agisse d’une généralité ? Être ou se croire intellectuellement supérieur à la norme ne rend pas forcément plus heureux. Preuve en est ce film. Alors, autant vivre avec moins d’exigences (envers soi-même et les autres) et d’ambition pour être heureux et ne pas finir seul … non ? J’aime beaucoup ce genre de films indépendants tournés à NYC car ils reflètent bien la vraie vie de ses habitants : exit les paillettes, les jolies robes et tout le tralala … comme ce film de Noah Baumbach sorti en 2013, Frances Ha – un pur régal !

Bande annonce de Listen Up Philip // Distributeur : Potemkine Films

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