Film : Amy

© Youtube

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Son nom était déjà peut-être un peu prémonitoire – la vie, ses parents et la rencontre qu’Amy Winehouse a faite l’ont vraiment emmenée dans le côté obscur de la gloire et des paillettes.

« I saw a picture of myself when I came out of the hospital. I didn’t recognize myself » – Amy Winehouse

Amy Winehouse avait une voix qui me donnait la chair de poule et je la trouvais attachante. En regardant ce film, je me suis aperçue que derrière cette fille au talent immense se cachait une grande timide, passionnée de musique et qui écoutait son cœur plutôt que de penser aux enjeux financiers. Malheureusement, elle était très mal entourée, à commencer par ses infâmes parents – j’aurais eu les mêmes, je les aurais jetés par la fenêtre. Et puis sa rencontre avec le toxique Blake Fielder-Civil, pur bâtard qui l’a plongée dans les drogues dures, a fini par l’achever.

Le documentaire est très bien réalisé, on voit bien l’évolution de la chanteuse, ses débuts, ses émotions, son franc-parler, le morceau qui a fait d’elle une célébrité (Rehab), l’acharnement des médias (ou plutôt des paparazzi), ses problèmes alimentaires et d’acceptation de soi, sa descente aux enfers (alcool, drogues dures) – d’un côté, elle me paraissait tellement mature pour son jeune âge où elle composait elle-même ses chansons, dotée d’un caractère bien trempé où elle ne se laissait pas faire, et d’un autre elle paraissait comme une enfant de 10 ans, complètement naïve, facilement manipulée avec des réactions plus que bizarres …

Chienne de vie pour une fille simple qui ne voulait qu’on la connaisse que pour sa musique. Elle rejoint le club fermé de ceux qui sont partis trop tôt (à 27 ans), le club des 27.

Bande annonce d’Amy // Distributeur : Mars Distribution

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