Interview : comment Claudie s’est tournée vers la médecine parallèle

Le premier médicament est notre alimentation comme nous le savons tous (Claudie)

© Altheaprovence

Claudie* est une parisienne, aventurière gastronomique et sensible à l’art – il y a quelques temps, après être passée par une maladie dont on ne parle pas beaucoup, elle s’est tournée vers des méthodes différentes pour se soigner. Voici son témoignage


Bonjour Claudie, pouvez-vous nous raconter ce qui vous a amenée à vous tourner vers une médecine alternative plutôt que la médecine occidentale traditionnelle ?

Après avoir découvert que je souffrais d’endométriose, j’ai dû suivre un traitement hormonal qui a malheureusement provoqué des effets indésirables sur mon corps (pré-ménopause, vertiges, déficit de concentration etc.). N’étant pas satisfaite, je me suis ainsi tournée vers la médecine non conventionnelle, à savoir : la phytothérapie, l’homéopathie et la médecine ayurvédique. La dimension holistique de la santé n’est pas le point fort de la médecine traditionnelle.

Quels sont vos moyens de recherches ?

De manière classique, j’effectue mes recherches sur Internet en consultant des blogs experts dans le domaine de la phytothérapie comme « Altheaprovence » ou « Books of Dante » par exemple.

En parallèle, je consulte des ouvrages spécialisés et me sers de leur source bibliographique pour approfondir le sujet. J’essaie ainsi de construire ma propre petite bibliothèque.

Quel genre de patiente vous qualifieriez-vous ?

Je suis disposée à écouter les médecins et à suivre leurs recommandations, a priori je suis une patiente disons facile. Toutefois j’ai décidé d’établir mon propre protocole de soins au vu des résultats non satisfaisants. Par expérience il faut avant tout écouter son corps et le respecter.

Vous êtes une fervente des plantes médicinales. Comment les utilisez-vous ? À quelles fins ?

En fonction du goût des plantes, j’alterne entre les infusions / les décoctions et les extraits hydroalcooliques.

Sinon, je complète aussi avec l’utilisation d’huiles essentielles (à usage externe uniquement )

Quelles sont pour vous les plantes essentielles que vous avez toujours dans votre « pharmacie »?

J’ai choisi les plantes suivantes et ai retenu certaines de leurs propriétés en rapport avec ma maladie :

– L’Achillée Millefeuille : contre les troubles féminins

– L’Ortie : aux vertus reminéralisantes, antihistaminique

– L’Échinacée : stimule le système immunitaire

– La Pivoine : soulage les crampes

– Le Lapacho (connu aussi sous le nom de Pau d’Arco, issu d’écorce d’arbre) : anti fongicide, antibiotique naturel

– Et dernièrement le Shatavari, issu de la phytothérapie indienne : comporte de nombreuses propriétés dont celle de réguler le cycle hormonal féminin.

Je peux aussi citer d’autres plantes comme le Framboisier, le Gattilier qui me permettent d’alterner et de faire des pauses histoire de ne pas trop habituer le corps et garder les bienfaits de ces plantes.

Quel est votre top 3 des sites d’herboristeries que vous consultez régulièrement et sur lesquels vous commandez ?

– l’Herboristerie du Valmont : pour le choix en teintures mères

– L’Herboristerie du Père Blaize (maison bicentenaire marseillaise) : une vaste sélection de plantes (non bio) y est proposée, si vous vous rendez sur place le personnel dispense de précieux conseils.

– « Ma Terre Première », une petite herboristerie dans le 11ème, rue Oberkampf. Elle n’a pas de boutique en ligne mais il est possible de commander sur catalogue d’excellents produits du laboratoire PhytoFrance. L’accueil y est sympathique au demeurant.

© L’Herboristerie de Valmont

Quels sont les magasins bios que vous recommandez ?

Je recommande « Retour à la Terre » (réseau Biocoop) qui totalise 3 magasins
► Rive gauche : lieu agréable avec sa verrière
► Rive droite : Choix important de produits en vrac.
► Et un dernier près des Champs Élysées avec un espace restauration.
Je rajouterai également Namo Bio dans le 20ème, magasin totalement végétarien et ouvert le dimanche (matin) aux tarifs raisonnables.

Depuis votre problème de santé survenu il y a deux ans, et outre votre volonté de préférer la médecine orientale, comment abordez-vous l’alimentation ? Avez-vous aussi changé vos habitudes ?

J’ai dû effectivement m’interroger sur mon alimentation : à la maison je tente d’introduire plus de légumineuses, de varier en mangeant du millet, du quinoa par exemple même si je ne suis pas intolérante au gluten. J’ai par ailleurs réduit ma consommation de viande rouge.

Je fais attention à utiliser sucre de canne non raffiné au lieu du sucre blanc.

Le premier médicament est notre alimentation comme nous le savons tous.

Diriez-vous que la médecine alternative et ses traitements vous conviennent parfaitement ? Quels sont les points positifs et les négatifs si vous en voyez ?

Avec la phytothérapie, vous devez vous renseigner davantage et cela nécessite du temps. En revanche vous acquérez plus d’autonomie, vous pouvez « personnaliser » votre traitement en introduisant des plantes en fonction de leurs propriétés et de leur synergie.

Quant à l’homéopathie, le traitement s’avère plus simple avec les granules à avaler. Pour ma part j’ai observé une aggravation des symptômes, l’explication vient que l’homéopathie traite le mal par le mal. Il est dit que c’est plutôt bon signe et que le remède homéopathique agit mais j’ai préféré arrêter le traitement proposé. Je reste toutefois réceptive à l’homéopathie pour soigner d’autres maux

Malgré tout, vous devez parfois vous faire plaisir et vous accorder un dessert une fois de temps en temps, non ? Quel est votre dessert préféré ?

Un dessert au citron de la Pâtisserie de la Goutte D’Or


Par expérience il faut avant tout écouter son corps et le respecter (Claudie)


 

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